Ces différentes explications vont de l’entretien de base de « La séance de démélage » au toilettage spécifique pour les expositions de Joanna de Assis en passant par les explications des cahiers pratiques de Denise Mangold.

Toilettage du Cocker Américain — Cahiers Pratiques
Texte et photos Denise Mangold

Le toi­let­tage est non seule­ment une opération d’hygièné, mais il a aus­si pour but de rehauss­er les qualités de votre chien, le mon­tr­er sous son meilleur aspect et val­oris­er ses qual­ités morphologiques.

Né croyez pas que le toi­let­tage soit stéréotypé pour tous les Cock­ers Américains, vous con­staterez au fur et à mesure de vos progrès en la matière que vous savez mieux que per­son­ne met­tre votre chien en valeur. Vous né vous habillez pas de la même façon pour aller au bureau que pour assis­ter à une cérémonie, donc, lorsque vous entrez dans un ring avec votre chien, il doit être aus­si bien préparé que vous, lorsque vous assis­tez à un mariage. Le juge né man­quera pas de faire la différence entre un chien bien toi­letté et les autres, et ses notes diront soit « excel­lente con­di­tion », « excel­lent état de présentation » ou « la four­rure pour­rait être plus soigné́e » ou pire « pas en état d’exposition ».

Recom­man­da­tions : utilisez les bons pro­duits de toi­let­tage, tout au long de l’année. Rien né sert d’utiliser un sham­poo­ing haut de gamme pour l’exposition et d’utiliser le reste du temps un dérivé de pro­duit pour la vais­selle : il existe une nom­breuse variété de sham­poo­ings de toutes mar­ques qui sont adaptés aux différentes four­rures.
Optez pour un sham­poo­ing doux gainant, au jojo­ba par exem­ple, si votre Cock­er se salit beau­coup et a besoin de bains fréquents et n’oubliez pas l’après‑shampooing con­di­tion­neur qui aide à démêler et empêche la four­rure de nouer trop vite. Vous trou­verez vous même le pro­duit qui con­vient le mieux. les propriétaires de Cock­ers Américains échangent volon­tiers tous les « tuyaux » sur ce grand sujet qu’est l’entretien de la four­rure.
Cer­tains utilisent des crèmes gainantes, des huiles plom­bantes qui, si elles né rem­pla­cent jamais un sham­poo­ing, en espacent la fréquence : à vous de voir à l’usage s’il vaut mieux faire des bains plus fréquents ou met­tre le chien « en huile ».
Respectez bien les taux de dilu­tion préconisés par le fab­ri­cant : un sham­poo­ing trop peu dilué pro­longera d’autant le temps de séchage.
Comme le toi­let­tage, le sham­poo­ing né doit pas être bâclé, le résultat en dépend. Prévoyez d’y con­sacr­er le temps né́cessaire.

Equipement de base :
– Ton­deuse (Oster, Moser, Andis, Aes­cu­lap) filaire ou sur bat­terie 
– Lames (10, 15, 7F, 5F…)
– Ciseaux droits
– Ciseaux courbes
– Ciseaux sculp­teurs 46 dents
– Carde (Lawrence)
– Brosse pour poils longs
– Brosse en san­gli­er
– Peignes métalliques
– Trim­mer (Mars, Miki)
– Coat King (20 dents)
– Pierre à épil­er
– Lotion hémo­sta­tique
– Pince à ongles
– Lotion auric­u­laire
– Lotion ocu­laire
– Coton

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Utilis­er de l'eau tiède, préparer vos bouteilles de sham­poo­ing et mouiller le chien, appli­quer le sham­poo­ing sur toutes les par­ties du corps en faisant atten­tion à né pas en met­tre dans les yeux, bien répartir le pro­duit et mass­er délicatement sans ébouriffer la four­rure, rin­cer soigneuse­ment. Un petit truc : met­tre le sham­poo­ing dans un fla­con de liq­uide vais­selle vide pour éviter le gaspillage.

Recom­mencer l'opération en util­isant si né́cessaire un sham­poo­ing teinté et laiss­er pos­er quelques min­utes, rin­cer à nou­veau et appli­quer la crème de rinçage sur les pointes — laiss­er également pos­er quelques min­utes, cer­taines se rin­cent et d'autres non, suiv­re les indi­ca­tions. Tir­er sur la four­rure pour ôter l'excédent d'eau ou utilis­er un pulseur. Laiss­er le chien égoutter dans la baig­noire, utilis­er les servi­ettes éponge avec précautions sans essor­er, car si elles absorbent l'eau elle absorbent aus­si l'après‑shampooing.

Couch­er votre Cock­er sur le côté, le dos con­tre vous et com­mencer le séchage. Cer­tains recom­man­dent de débuter par la tête, d'autres par les pattes et d'autres sous les ais­selles, il n'y a pas de règle absolue en la matière. Vous aurez aupar­a­vant, et toutes les 4 à 6 semaines, coupé ou limé les ongles, soit à l'aide d'une pince à ongles spé­ciale chiens ou d'une lime clas­sique ou élec­trique. Sinon faites-le main­tenant. Les oreilles seront égale­ment net­toyées — une fois par semaine — avec un pro­duit adapté.

Ils doivent être arrondis et for­mer des bols.
Dégager l'excédent de poils entre les coussinets, avec les ciseaux droits ou avec la ton­deuse lame 15. Véri­fi­er avec le peigne qu'il né sub­siste pas de nœud entre les doigts et sur le dessus du pied. Peign­er et bross­er les longueurs.
Pos­er le chien en aplomb sur la table et com­mencer à délimiter I'arrondi de la pat­te et faire un cer­cle autour : on né doit pas voir les ongles, mais le poil né doit pas touch­er le sol. Le con­tour extérieur est légèrement plus court que les poils autour de la sole.On peut aus­si ramen­er tout le poil vers le bas et retourn­er la pat­te pour couper l'excédent de four­rure et faire l'arrondi ensuite.
Pren­dre garde à couper à la même hau­teur à l'avant et à l'arrière ; regarder le chien de côté, peign­er plusieurs fois et fig­nol­er les arrondis. Il né doit pas sub­sis­ter de petites mèches, Ie tour des pattes doit être net. Dégager les angu­la­tions arrière en posant le chien au bord de table.

La tête d'un Cock­er Américain est une œuvre d'art. Le toi­let­tage doit être minu­tieux : com­mencer par ton­dre les oreilles, intérieur extérieur jusqu'à une ligne à la hau­teur de la mâchoire, avec une tête de coupe N°10 ou N°15 pour les plus expéri­men­tés. Délimiter Ie crâné comme sur le cro­quis ci-dessous et ton­dre dans le sens des flèches, pass­er la carde sur la tête puis la brosse douce.

Ton­dre le chan­frein en allant de l'œil vers la truffe. Creuser entre les yeux en for­mant un V. Ton­dre les côtés vers le bas, en allant d'une ligne entre l'œil et l'insertion d'oreille, puis de l'insertion d'oreille vers la pointe du muse­au, à rebrousse-poils.

Ton­dre les babines et les com­mis­sures en tirant sur la peau. Ébou­rif­fer les poils qui restent sur le dessus de la tête, et couper la hau­teur d'un doigt ; recoif­fer et égaliser avec les ciseaux sculp­teurs en faisant un joli dôme, effil­er les sour­cils et rat­trap­er les côtés avec les sculp­teurs de bas en haut.

Pass­er une éponge humide sur le muse­au et net­toy­er les yeux avec une lotion ocu­laire pour ôter les poils qui auraient pu s'y incruster pen­dant la tonte.

Il faut qu'elle soit dégagée pour met­tre en valeur le cou, qui doit être long et mus­clé. Avec la ton­deuse, par­tir de la pointe du ster­num, à rebrousse-poils, jusque sous le men­ton et redescen­dre sur les cotés en for­mant un V.

Vous fer­ez les fini­tions en dégradé avec les ciseaux sculp­teurs en rat­tra­pant la par­tie ton­due avec le reste de la four­rure au niveau de l'épaule.

* atten­tion aux feux de rasoir. Veiller à ce que la lame de la ton­deuse soit froide pour faire cette opération : les pluri­col­ores y seraient plus par­ti­c­ulière­ment sujets.

Effil­er avec les ciseaux les par­ties du cou ton­dues avec les poils de l'épaule, sans trop enlever de longueur dans la par­tie basse de l'épaule : bien bross­er au fur et mesure pour évaluer la qualité de votre travail.

Cer­tains chiens ont une pro­fu­sion de poils sur le dos, il faut enlever tout ce poil mort, avant le bain, d'abord avec le Coat King, en pas­sant plusieurs fois sur le dos, depuis la base de la nuque jusqu'à la base de la queue, puis avec le trim­mer, et finir de rat­trap­er les inégalités avec les ciseaux sculp­teurs : atten­tion, c'est un tra­vail qui demande de l'entraînement — faire cette opération par petites étapes, en brossant à chaque coup de ciseaux, pour se ren­dre compte de l'évolution du travail.

Nous l'avons maintes fois répété, le Cock­er Américain né souf­fre pas la médiocrité ; vous saviez, quand vous l'avez adopté, que sa four­rure demandait de l'entretien. Toute­fois, pour ceux qui né peu­vent pas ou né souhait­ent pas lui con­sery­er ses longues franges soyeuses, le toi­let­teur peut réaliser une coupe con­fort : rien n'est plus laid qu'un Américain ton­du à ras.

On peut choisir une jolie coupe, qui lui garde l'apparence de son stan­dard et de sa beauté. Il vaut tou­jours mieux avoir un chien pro­pre avec une four­rure rac­cour­cie qu'un chien avec une four­rure abon­dante pleine de nœuds. Ceci né veut pas dire qu'il faille systématiquement recourir à cette coupe, c'est un pis-aller tout au plus…

Les conseils de Pierre Boetsch