TRADUCTION : Prof. R. Tri­quet / Ver­sion ori­gi­nale : (EN).

ORIGINE : U.S.A.

DATE DE PUBLICATION DU STANDARD OFFICIEL EN VIGUEUR : 17.05.1993.

UTILISATION : Leveur de gibier, chien de com­pa­gnie.

CLASSIFICATION FCI : Groupe 8 – Chiens rap­por­teurs de gibier – Chiens leveurs de gibier – Chiens d’eau. Sec­tion 2 Chiens leveurs de gibier ou brous­sailleurs. Sans épreuve de tra­vail.

ASPECT GENERAL : Le Cocker Amé­ri­cain est le plus petit du groupe des chiens pour ama­teurs de chasse et de pêche. Le corps est robuste et com­pact. La tête, aux lignes pures, est fine­ment cise­lée. Le Cocker Amé­ri­cain doit pré­sen­ter un ensemble par­fai­te­ment équi­li­bré et une hau­teur au gar­rot idéale. En sta­tion, il est bien rele­vé dans la région de l’épaule. Les membres anté­rieurs sont d’aplomb et la ligne du des­sus des­cend légè­re­ment vers l’arrière-main fort, mus­clé et modé­ré­ment angu­lé. C’est un chien capable d’ atteindre une vitesse consi­dé­rable tout en ayant beau­coup d’endurance. Par des­sus tout, il doit être déga­gé dans ses allures, gai, solide, bien équi­li­bré dans toutes ses par­ties et mon­trer un vif inté­rêt pour le tra­vail. Le chien har­mo­nieux dans toutes ses par­ties est pré­fé­rable au chien dont les qua­li­tés et les défauts forment un contraste frap­pant.

PROPORTIONS IMPORTANTES : La lon­gueur du corps, de la pointe du ster­num à la pointe de la fesse, est légè­re­ment supé­rieure à la hau­teur du gar­rot au sol. Le corps doit être d’une lon­gueur suf­fi­sante pour per­mettre un mou­ve­ment déga­gé, dans l’axe du corps. Le chien ne donne jamais l’impression d’être long ou bas sur pattes.

COMPORTEMENT / CARACTERE : D’un natu­rel égal et nul­le­ment crain­tif.

TETE : Pour que la tête soit bien pro­por­tion­née, c’est-à-dire en har­mo­nie avec le reste du corps, elle doit pré­sen­ter un aspect intel­li­gent, éveillé, doux et atta­chant.

REGION CRANIENNE :
Crâne : Arron­di, mais sans exa­gé­ra­tion ; aucune ten­dance à être plat. Les arcades sour­ci­lières sont net­te­ment des­si­nées. Les struc­tures osseuses sous les yeux sont bien cise­lées et les joues ne sont pas saillantes.
Stop : Pro­non­cé.

REGION FACIALE :
Truffe : De taille suf­fi­sante par rap­port au museau et au chan­frein. Les narines sont bien déve­lop­pées, ce qui est typique chez un chien de chasse. La truffe est noire chez les Cockers à robe noire, noir et feu et noir et blanc. Dans les autres cou­leurs de robe, la truffe peut être mar­ron, foie ou noire, le plus fon­cé étant pré­fé­rable. La cou­leur de la truffe s’harmonise avec celle du pour­tour des yeux.
Museau : Large et haut. Pour que les pro­por­tions soient cor­rectes, il faut que la dis­tance du stop à l’extrémité de la truffe soit égale à la moi­tié de la dis­tance du stop au som­met de la crête occi­pi­tale. Lèvres : La lèvre supé­rieure a de la sub­stance et des­cend suf­fi­sam­ment pour cou­vrir la mâchoire infé­rieure.
Mâchoires/dents : Les mâchoires sont car­rées, d’égale lon­gueur. Dents fortes et saines, pas trop petites. Arti­cu­lé en ciseaux.
Joues : Elles ne sont pas saillantes.
Yeux : Le globe ocu­laire est rond et rem­plit bien l’orbite. Les yeux regardent droit devant. Ils sont légè­re­ment en amande. Ils ne doivent être ni trop petits ni glo­bu­leux. L’iris est de cou­leur mar­ron fon­cé ; plus il est fon­cé, mieux cela vaut.
Oreilles : Pavillon fin, long, en forme de lobe, bien gar­ni de franges. L’oreille n’est pas atta­chée plus haut que le niveau de la par­tie infé­rieure de l’œil.

COU : Il est suf­fi­sam­ment long pour que le nez puisse faci­le­ment tou­cher le sol. Il est mus­clé et exempt de fanon. La sor­tie d’ enco­lure est forte, puis le cou se galbe légè­re­ment tout en s’amenuisant pro­gres­si­ve­ment jusqu'à l’attache de la tête.

CORPS :
Ligne du des­sus : Légè­re­ment incli­née vers l’arrière-main mus­clé.
Dos : Fort. La ligne du des­sus des­cend dou­ce­ment et de façon régu­lière du gar­rot à l’attache de la queue, qui est écour­tée.
Poi­trine : Elle est haute et des­cend au moins au niveau des coudes ; la région anté­rieure de la poi­trine est suf­fi­sam­ment large pour loger le cœur et les pou­mons, mais pas au point de gêner le mou­ve­ment des membres anté­rieurs vers l’avant. Les côtes sont bien des­cen­dues et bien cin­trées.

QUEUE : La queue écour­tée est atta­chée et por­tée en pro­lon­ge­ment de la ligne du dos ou légè­re­ment plus haut. Elle n’est jamais dres­sée comme celle d’un ter­rier ou basse au point de déno­ter la crainte. Quand le chien est en action, la queue fré­tille.

MEMBRES

MEMBRES ANTERIEURS :
Vue d’ensemble : Les anté­rieurs sont paral­lèles, droits, for­te­ment char­pen­tés, mus­clés et dis­po­sés contre le corps bien sous les omo­plates.
Epaule : L’épaule, bien oblique, forme avec le bras un angle d’environ 90°, ce qui per­met le libre jeu des anté­rieurs que le chien porte en avant avec beau­coup d’ exten­sion. L ’épaule est net­te­ment des­si­née et incli­née, sans faire de saillie. Elle est pla­cée de telle sorte que l’extrémité supé­rieure du gar­rot offre une incli­nai­son qui per­met aux côtes d’être bien cin­trées.
Coude : Vu de pro­fil, les anté­rieurs étant ver­ti­caux, le coude est situé à l’aplomb du som­met de l’omoplate.
Méta­carpe : Court et fort. On peut faire l’ablation des ergots (pouces anté­rieurs).
Pieds anté­rieurs : Com­pacts, grands, ronds et fermes. Ils pré­sentent des cous­si­nets durs comme de la corne. Ils ne sont tour­nés ni en dedans ni en dehors.

MEMBRES POSTERIEURS :
Vue d’ensemble : Vus de der­rière, les membres pos­té­rieurs sont paral­lèles, en action comme en sta­tion. Ils sont for­te­ment char­pen­tés et mus­clés.
Hanches : Larges, l’arrière-train bien arron­di et mus­clé.
Cuisse : Puis­sante et net­te­ment des­si­née.
Gras­set (genou) : Modé­ré­ment angu­lé. L’articulation est solide et, en action comme en sta­tion, ne doit pré­sen­ter aucune laxi­té.
Jar­ret : Fort et bien des­cen­du. On peut faire l’ablation des ergots.
Pieds pos­té­rieurs : Com­pacts, grands, ronds et fermes. Ils pré­sentent des cous­si­nets durs comme de la corne. Ils ne sont tour­nés ni en dedans ni en dehors.

ALLURES :

Le Cocker Amé­ri­cain, quoique le plus petit du groupe des chiens pour ama­teurs de chasse et de pêche, a l’allure typique d’un chien de chasse. L’équilibre entre l’avant-main et l’arrière-main est la condi­tion indis­pen­sable à une bonne allure. Le chien donne l’impulsion grâce à son arrière-main vigou­reux et puis­sant ; la construc­tion cor­recte de ses épaules et de ses membres anté­rieurs fait qu’il peut déve­lop­per le membre vers l’avant sans aucune contrainte, en une enjam­bée ample pour répondre à l’impulsion de l’arrière. Avant-tout, ses allures sont coor­don­nées, régu­lières et faciles. Le chien, dans son action, doit cou­vrir le ter­rain, et il ne faut pas confondre le chien remuant et le chien aux allures cor­rectes.

ROBE

Qua­li­té du poil : Sur la tête, le poil est court et fin ; sur le corps, il est de lon­gueur moyenne avec suf­fi­sam­ment de sous-poil pour en assu­rer la pro­tec­tion. Les oreilles, la poi­trine, l’abdomen et les membres sont bien fran­gés, mais sans excès afin de ne pas cacher les vraies lignes et le mou­ve­ment du Cocker et de ne pas nuire à son aspect ou à sa fonc­tion de chien de chasse au poil modé­ré­ment four­ni.

La tex­ture est des plus impor­tantes. Le poil est soyeux, plat ou légè­re­ment ondu­lé ; sa tex­ture faci­lite l’entretien. Le poil trop abon­dant, bou­clé ou coton­neux doit être sévè­re­ment péna­li­sé. L’emploi de la ton­deuse élec­trique sur le poil du dos n’est pas sou­hai­table. Le toi­let­tage qui consiste à mettre en valeur les vraies lignes du chien doit être effec­tué de façon à sem­bler aus­si natu­rel que pos­sible.

Cou­leur du poil et marques :
Noirs : Robe uni­co­lore noire et éga­le­ment robe noire avec extré­mi­tés feu. Le noir doit être de jais. Les reflets mar­rons ou foie dans la robe ne sont pas sou­hai­tables. On admet­tra un peu de blanc sur la poi­trine et/ou à la gorge. Le blanc en toute autre région sera éli­mi­na­toire.
Toute cou­leur unie autre que le noir (ASCOB) : Toute cou­leur unie autre que le noir, allant de la cou­leur crème la plus claire au rouge le plus sombre, y com­pris le mar­ron et le mar­ron avec extré­mi­tés feu. La cou­leur doit être d’un ton uni­forme, mais on admet­tra des franges plus claires. On per­met­tra un peu de blanc sur la poi­trine et/ou à la gorge. Le blanc en toute autre région sera éli­mi­na­toire.
Plu­ri­co­lores : Deux cou­leurs unies ou davan­tages, bien répar­ties, l’une d’entre elles devant être le blanc ; noir et blanc, rouge et blanc (le rouge pou­vant aller du crème le plus clair au rouge le plus fon­cé), mar­ron et blanc, et rouan, y com­pris n’importe laquelle de ces com­bi­nai­sons avec les extré­mi­tés feu. Il est pré­fé­rable que les marques feu soient loca­li­sées selon le même patron que chez les noirs et les « toute cou­leur unie autre que le noir ». Les rouans sont clas­sés avec les plu­ri­co­lores et peuvent pré­sen­ter n’importe lequel des patrons habi­tuels du rouan. La cou­leur du fond de la robe cou­vrant 90% ou plus de la robe est éli­mi­na­toire.
Marques feu : La cou­leur feu peut aller du crème le plus clair au rouge le plus fon­cé et ne doit cou­vrir au plus que 10% de la robe. Les taches feu cou­vrant plus de 10% sont éli­mi­na­toires. Chez les noirs et les « toute cou­leur unie autre que le noir » qui portent des marques feu, celles-ci seront loca­li­sées selon le sché­ma sui­vant :
1. Petite tache arron­die, nette, au-des­sus de chaque œil.
2. Marques sur les côtés du museau et sur les joues.
3. Sur la par­tie infé­rieure des oreilles. 4. Sur les quatre pieds et/ou les quatre membres.
5. Sous la queue.
6. Sur le poi­trail : facul­ta­tif ; pré­sence ou absence non péna­li­sée.
Les marques feu qui ne sont pas net­te­ment visibles ou qui se résument à des traces seront péna­li­sées. Les marques feu sur le museau qui s’étendent vers le haut, sur le des­sus, et qui se joignent seront éga­le­ment péna­li­sées. Chez les sujets qui portent des marques feu dans les varié­tés « noir » et « toute cou­leur unie autre que le noir », l’absence de marque feu dans l’une quel­conque des loca­li­sa­tions spé­ci­fiées sera éli­mi­na­toire.

TAILLE : La hau­teur idéale au gar­rot chez le mâle adulte est de 15 pouces (38,10 cm) et chez la femelle adulte de 14 pouces (35,56 cm). La taille peut varier d’un demi pouce en plus ou en moins (1,27 cm). Le mâle, dont la hau­teur au gar­rot excède 15 1⁄2 pouces (39,37 cm) et la femelle dont la hau­teur excède 14 1⁄2 pouces (36,83 cm)seront éli­mi­nés. Les mâles dont la hau­teur au gar­rot n’atteint pas 14 1⁄2 pouces (36,83 cm), et les femelles dont la taille n’atteint pas 13 1⁄2 pouces (34,29 cm) seront péna­li­sés. La taille est déter­mi­née par la per­pen­di­cu­laire au sol menée du som­met de l’omoplate, le chien se tenant debout natu­rel­le­ment, les membres anté­rieurs et les canons méta­tar­siens étant ver­ti­caux.

DEFAUTS : Tout écart par rap­port à ce qui pré­cède doit être consi­dé­ré comme un défaut qui sera péna­li­sé en fonc­tion de sa gra­vi­té et de ses consé­quences sur la san­té et le bien être du chien.

DEFAUTS ENTRAINANT L’EXCLUSION :

    • Chien agres­sif ou peu­reux.
    • Tout chien pré­sen­tant de façon évi­dente des ano­ma­lies d’ ordre­phy­sique ou com­por­te­men­tal sera dis­qua­li­fié.
    • Cou­leur et marques : les cou­leurs men­tion­nées plus haut sont les­seules cou­leurs ou com­bi­nai­sons de cou­leur admises. Toute autre­cou­leur ou com­bi­nai­son de cou­leur est éli­mi­na­toire.
    • Chez les noirs : marques blanches ailleurs que sur le poi­trail et la gorge.
    • Toute cou­leur unie autre que le noir : marques blanches ailleurs que sur le poi­trail et la gorge.
    • Plu­ri­co­lores : cou­leur du fond de la robe cou­vrant 90%ou plus de l’ ensemble.
    • Marques feu :

      1. Marques feu cou­vrant plus de 10% de la robe.
      2. Absence de marques feu chez les chiens noirs ou la varié­tés« toute cou­leur unie autre que le noir »dans l’une quel­conque des loca­li­sa­tions spé­ci­fiées chez les chiens par ailleurs mar­qués de feu (mar­qués de fauve).

    • Taille : Mâles de plus de 15 1⁄2 pouces (39,37 cm) – Femelles de plus de 14 1⁄2 pouces (36,83 cm).

N.B.:

      • Les mâles doivent avoir deux tes­ti­cules d’aspect nor­mal com­plè­te­ment des­cen­dus dans le scro­tum.
      • Seuls les chiens sains et capables d’accomplir les fonc­tions pour les­quelles ils ont été sélec­tion­nés, et dont la mor­pho­lo­gie est typique de la race, peuvent être uti­li­sés pour la repro­duc­tion.

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