L'épilepsie chez le Cocker Américain

Les convulsions

Une crise convul­sive cor­res­pond à une décharge élec­trique qui prend nais­sance à un endroit du cer­veau et qui peut se pro­pa­ger à l’ensemble du cor­tex céré­bral ou se limi­ter à une région du cer­veau. Les signes cli­niques dépendent du type de crise.

Les convul­sions sont des phé­no­mènes mus­cu­laires géné­ra­li­sés à tout le corps, dits « clo­niques » : secousses, mou­ve­ments sac­ca­dés des membres, de la face et des yeux. Les phé­no­mènes dits « toniques » consistent en une rai­deur intense du corps et peuvent s'associer aux clo­nies lors de la même crise. La perte de conscience sur­vient lors que la crise est géné­ra­li­sée.

Dans une convul­sion géné­ra­li­sée, le chien perd connais­sance et peut aus­si voca­li­ser, sali­ver, uri­ner, défé­quer. Puis il se réveille len­te­ment et peut res­ter hagard quelques minutes à plu­sieurs heures avec des dif­fi­cul­tés à recon­naître son entou­rage, se dépla­cer, etc. 

On parle d'épi­lep­sie quand les crises réci­divent sur plu­sieurs mois ou plu­sieurs années, que leur cause soit connue ou non.

Causes des convulsions

Les convul­sions peuvent sur­ve­nir pour plu­sieurs rai­sons :

    • cause neu­ro­lo­gique (lésion céré­brale) : trau­ma­tisme crâ­nien, acci­dent vas­cu­laire céré­bral (hémor­ra­gique ou isché­mique), une inflam­ma­tion (encé­pha­lite) ou mal­for­ma­tion. On parle d'épilepsie struc­tu­rale.
    • cause méta­bo­lique : ano­ma­lie san­guine com­pro­met­tant le fonc­tion­ne­ment nor­mal du cer­veau : hypo­gly­cé­mie, per­tur­ba­tions hépa­tiques, pré­sence d’un pro­duit toxique… On parle d’épilepsie réac­tive.
    • Aucune cause n'est retrou­vée, mais le chien à un seuil d’excitabilité céré­brale anor­ma­le­ment bas. On parle d’épilepsie essen­tielle ou idio­pa­thique.

L'épilepsie idiopathique

L’incidence de l’épilepsie idio­pa­thique est plus éle­vée dans de nom­breuses races ce qui sug­gère une ori­gine géné­tique. Mais cette mala­die peut se déve­lop­per chez un chien de n'importe quelle race pure ou croi­sée.

Les pre­mières crises lors d’épilepsie essen­tielle appa­raissent le plus sou­vent entre l’âge de 6 mois et 5 ans. La fré­quence des crises est très variable d’un sujet à l’autre mais il n’y a pas de gué­ri­son.

Le pro­nos­tic est variable en fonc­tion de la fré­quence, de la gra­vi­té des crises et de la réponse au trai­te­ment. 

Les crises convul­sives en elles mêmes peuvent être de nature très variées : elles peuvent être géné­ra­li­sées avec dans le cas le plus clas­sique un ani­mal qui tombe sur le côté, incons­cient et qui pré­sente des mou­ve­ments de péda­lage ou bien être par­tielle, sans perte de conscience.

Le trai­te­ment est pos­sible et il est médi­cal. Il n'existe actuel­le­ment aucun test de dépis­tage géné­tique pour le Cocker Amé­ri­cain.

Que faire en cas de crise ?

Si votre chien convulse :

  • Res­tez calme et à proxi­mi­té de votre chien pour évi­ter qu’il ne se blesse – sécu­ri­sez son entou­rage.
  • Allon­gez-le sur le côté, la tête bas­cu­lée un peu en arrière : il pour­ra mieux res­pi­rer, et, d'éventuels vomis­se­ments ris­que­raient moins d'aller dans ses bronches.
  • Ne met­tez pas vos doigts dans sa gueule : il ne risque pas d’avaler sa langue !
  • Lais­sez le chien dans l’obscurité et au calme
  • Pré­ve­nez votre vété­ri­naire pour réa­li­ser les exa­mens néces­saires.

Traitement 

L’épilepsie idio­pa­thique est une affec­tion qui se contrôle à défaut de se trai­ter de façon défi­ni­tive.

Le but d’un trai­te­ment anti-épi­lep­tique est de dimi­nuer signi­fi­ca­ti­ve­ment la fré­quence, l’intensité et la gra­vi­té des crises convul­sives, et ce avec un mini­mum d’effets secon­daires. Dans ce cas seule­ment les crises convul­sives sont consi­dé­rées comme contrô­lées. Le vété­ri­naire et le pro­prié­taire du chien déter­minent ensemble le meilleur trai­te­ment en fonc­tion de la fré­quence des crises convul­sives.

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