Les hor­mones thy­roï­diennes sont pro­duites par la glande thy­roïde, loca­li­sée dans le cou.
Ces hor­mones ont un rôle très impor­tant dans la régu­la­tion du méta­bo­lisme et le fonc­tion­ne­ment nor­mal de l’organisme : contrôle du poids, du rythme car­diaque, de l'humeur, de la diges­tion, etc.
L’hypothyroïdie est une mala­die endo­cri­nienne : méta­bo­lique, géné­ra­li­sée carac­té­ri­sée par une atro­phie ou un dys­fonc­tion­ne­ment de la glande thy­roïde.
Les symp­tômes cli­niques peuvent inté­grer :
- une prise de poids, jusqu’à l'obésité, sans chan­ge­ment de l’alimentation
- une asthé­nie : le chien manque de dyna­misme, il est fati­gable
- des pro­blèmes de pelage : chute du poil, perte de qua­li­té du poil
- des troubles de l’humeur : agres­si­vi­té et des pro­blèmes de mor­sure chez cer­tains chiens.
- divers pro­blèmes de repro­duc­tion, y com­pris l’absence ou l’irrégularité des cha­leurs (cycle
d’ovulation), et le manque de fer­ti­li­té chez les mâles comme les femelles.
La glande thy­roïde est sous le contrôle de la glande hypo­phy­saire ; les causes de l'hypothyroïdie relèvent de deux méca­nismes prin­ci­paux : elle est dite pri­mi­tive lorsque seule la thy­roïde est atteinte, et secon­daire lorsque c'est l'hypophyse qui est atteinte.

Le diag­nos­tic de l'hypothyroïdie est éta­bli par des tests de labo­ra­toire mesu­rant une baisse des taux san­guins de T3 (hor­mone tri-iodo­thy­ro­nine) et T4 (thy­roxine), pro­duits par la glande thy­roïde ; mais c’est sur­tout la mesure du taux de thy­réo­sti­mu­line (TSH), pro­duite par l’hypophyse pour sti­mu­ler la sécré­tion d’hormones thy­roï­diennes, qui est déter­mi­nant : la TSH est éle­vée si la thy­roïde est elle-même en cause – l'antéhypophyse pro­duit alors plus de TSH afin de sur-sti­mu­ler la thy­roïde – ou, plus rare­ment, basse, si l’hypothyroïdie est d’origine hypo­phy­saire ou hypo­tha­la­mique.
Le trai­te­ment consiste en l'administration quo­ti­dienne de sup­plé­ments thy­roï­diens (lévo­thy­roxine) par voie orale ; avec un trai­te­ment effi­cace, le pro­nos­tic est excellent et l’espérance de vie du chien est nor­male, bien que le chien puisse avoir besoin de sup­plé­ments thy­roï­diens à vie.
La sur­veillance est ensuite cli­nique (signes d’hypothyroïdie) et bio­lo­gique (dosage de TSH).

La ques­tion se pose de savoir si les chiens néces­si­tant une sup­plé­men­ta­tion devraient être uti­li­sés dans la repro­duc­tion, car l'hypothyroïdie pré­coce peut être héré­di­taire.
l'utilisation incon­si­dé­rée de la sup­plé­men­ta­tion thy­roï­dienne doit être abso­lu­ment évi­tée ; elle peut cau­ser des pro­blèmes dra­ma­tiques.

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